29 novembre 2009
PROCHAINEMENT SUR VOS ECRANS
01 juillet 2008
La jetée
31 mars 2008
Carnivores
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10 mars 2008
° Sans titre
Ce que j'aime bien dans cette photo, en dehors de son coté "jambon en torchon", c'est le petit bitoniau en haut a gauche qui vient casser l'harmonie des courbes molles et floues. Il aspire le regard avec sa netteté, parce qu'il tranche.
Ce que j'aime bien dans cette photo, en dehors du petit bitoniau, c'est sa molesse, sa légèreté, qui en fait une espèce de couette toute chaude pour cacher des papillons.
29 février 2008
La poésie vue par Grincheux c'est autre chose que Paul Eluard
Avec un peu de retard je reviens sur le poême d’Eluard, la photo d’eldrafac et la récation de grincheux.
Pourquoi ne pas essayer d éclaircir cette complexe affaire de l’art ?
La réaction de grincheux revient à dire que l'abstrait ne se comprend pas, il se ressent du monde extérieur vers soi, de soi à soi, puis de soi vers l’autre…
Peut on expliquer l’abstrait alors qu’on ne peut le comprendre ? Franchement, non ! Alors comment partager cette idée abstraite qui nous émeu sans pouvoir même utiliser des mots assez pour la définir ?
J’ai souvent re-jeter l’existence même de l’art en tant que domaine, au profit de « l’art digne complément de la science » en tant que nécessité sociale mais également en tant que façon de produire de la matière « idée ».
Il me semble aujourd’hui que l’art est un domaine à part entière, on y dessine des lignes de joie toutes dédiées à la seule « sensation ».La raison y est absente. C’est le monde de communication qui s'adresse aux sens, y baigner c’est l'épanouissement garanti des sens.
Le tableau ainsi brossé la confusion entre le domaine de l’art, ouvert à l’humanité entière, et celui de la culture intellectuelle, restreint aux nantis et à leurs fidèles séides, n’est manifestement plus possible.
Là çà semble très simple…tant mieux c’est normal…poussons un peu plus loin cette pensée sur l’art :
Alors, quand Deleuze nous dit, je le cite : « çà sert à rien de dessiner une vache, on s’en fout de la vache ! » je comprends que dessiner quelque chose dont l’idée est connue par le quidam n’a aucune utilité, ce n’est pas de l’art, c’est une représentation visuelle d’une idée moins riche que ce que la raison en a déjà produit, le raccourci de l’idée de la vache.
Qu’est ce que je veux dire par là ? je veux dire que Deleuze avait raison, dessiner une vache ne sert à rien puisque j’ai une idée déjà très précise de la vache de ce qu’est une vache.
Le domaine de l’art a-t-il une utilité alors ? La voilà la question tordue!
Evidement que je vais essayer d’y répondre, je ne le laisse à personne c’est mon post, alors voilà :
J’ai différencié plus haut le « domaine » de l’art et le « rôle » de l’art, elle est là la clef, oui art ou pas un domaine est un domaine, et en tant que domaine au service de l’humanité çà fonctionne comme les autres, c'est-à-dire qu’il contribue aussi bien à l’adaptation qu’à l’épanouissement de quelque chose qui se rapporte à l’homme, et là en l’occurrence on parle des sens ; que s’y passe t’il alors ?
Dans le cas de la nécessité, et bien le binôme « art-recherche » fonctionne toujours de concert : l’esprit artistique est au service de l’esprit scientifique, le sens est au service de la raison :
-exemple : en cas de conquête spatiale, comment présenter un être extra terrien à la population terrestre, le dessin ou la photo, soyez en sur nourrirait notre curiosité plus qu’un tableau abstrait. Ici la lumière (perception abstraite de la vue) est au service de la forme (perception concrète de l’idée), c’est transmettre le savoir avec l’outil sensitif.
Dans le cas de l’épanouissement la nécessité disparaît, c’est le son pour l’épanouissement de l’oreille, la lumière pour l’épanouissement de l’œil, la texture, le goût, l’odeur etc…
Pour autant l’art y devient il orphelin de sa vieille complice la science, peut être pas car comment comprendre que les sensations sensitives normalement« universelles » soient si difficile à transmettre d’un individu à l’autre, l’histoire de chacun n’est elle pas individuelle, comment peut on ressentir l’histoire sensitive de l’autre, les codes que l’on appellerait ici « repères », fruit de la science, ne pourraient ils pas aider à mieux sentir la vibration sensitive de l’autre c’est à dire vibrer sur les mêmes lignes de joie?
L’art sans la science est peut être uniquement le monde du soi à soi. Ma pensée s’arrête ici….à vos plumes...
10 février 2008
Séquence poésie
Dans un coin l'inceste agile
Tourne autour de la virginité d'une petite robe
Dans un coin le ciel délivré
Aux épines de l'orage laisse des boules blanches.
Dans un coin plus clair de tous les yeux
On attend des poissons d'angoisse,
Dans un coin la voiture de verdure de l'été
Immobile glorieuse et pour toujours.
A la lueur de la jeunesse
Des lampes allumées très tard.
La première montre ses seins que tuent des insectes rouges.
C'est un poème de Paul Eluard. Et dedans il y a tout ça.
29 janvier 2008
° Avec des "si"
L'art et la culture, c'est sacré...En témoigne l'hitoire du manuscrit de nabokov dont le descendant hésite entre bruler les pages comme lui a demandé l'auteur, ou les livrer au public qui ne demande qu'à se délecter d'un (soi-disant) chef d'oeuvre littéraire.
Tu peux imaginer bruler la Joconde ? (Pour la peine elle a droit a une majuscule, signe de respect dans les codes tacites du langage écrit) Alors ? On brûle ? On brûle pas ?
En réalité, il est culturel chez les gens de culture, qu'on ne touche pas un cheveux d'une oeuvre d'art. C'est le "patrimoine de l'humanité". Par exemple, on met pas les doigts sur une photo ou un tableau exposé dans un musée : ça l'abime, et "si tout le monde faisait comme toi, il en resterait plus rien en 5 ans". Dans les musées on crie pas son enthousiasme devant un truc super, on chuchotte dans les oreilles des gens avec qui on est venu. Nulle expansion, nulle joie collective. On renifle pas la peinture non plus avec son gros nez, c'est malpoli. Le monde de l'Art, c'est un monde feutré, avec pas un bruit plus haut que l'autre, pas de gros mots, un monde ou on s'emmerde entre gens bien. "C'est pour respecter la culture de nos ancêtres, madame". Matérialiste, va !
Et si...
Les oeuvres d'art c'était fait pour être mangé
Si on pouvait les renifler
Si on pouvait se jeter dessus et les mettre en charpie avec les dents
Se rouler dedans tellement on les aime
Les griffer tellement elles nous font mal
Les brûler tellement on les hait !
Si l'oeuvre avait une vie propre, au même titre que les hommes qui les ont produites....
16 janvier 2008
° Potiron
10 janvier 2008
° Coquillage
Vivement les vacances...
...ou plutot vivement qu'on arrête de travailler.








