LE CAFARD DU WEB

"quam primum fieri potest..."

16 mars 2008

NO COMMENT

dîner à l'Elysée en l'honneur de Shimon Pérès
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21 février 2008

Action / Réaction

 

Entre « les sectes, un non problème » et « morale et politesse à l’école primaire » le plus court chemin est le suivant :
-
il y a un problème de morale et de politesse a l’école
-
la loi de 1905 a dégagé les religions de l’enseignement
les religions apportent la morale
remettons en question la loi de 1905
C’est vraiment de la grosse ficelle, comment ne pas l’anticiper ? Même Mélenchon l’a vu.

 Quand à traiter de « terroristes » ceux qui démontent (mollement) naboléon en utilisant des « mots comme des bombes » c’est a se demander si ils le font pas exprès de dire des non sens pareils tellement ça me semble impossible à ce niveau là d’être aussi con.

 Toute action d’un corps sur un autre appelle une réaction en retour.
 Il me semble que depuis un certain temps, disons quelques mois, tout ce qui semble être une opposition au rouleau compresseur de la droite décomplexée n’a pas droit de presse. En témoigne un exemple récent en matière de censure, l’affaire des propos soit disant intolérable qu’aurait laissé dire sans réagir Cavada (oh c’est fou sur les trois vidéos il en manque une !). Concrètement la vidéo censurée (avec une bannière « cette vidéo risque de choquer les enfants » en plein milieu, obligé de s’inscrire sur dailymotion pour la voir) ne contient rien de choquant si ce n’est que le mec a coté de cavada parle de s’attirer le « vote juif ». Deux mots interdits, surement. Alors les deux en même temps !

Vidéo censurée illico donc. Donc la censure existe bien en France.

 Donc je disais, tout ce qui critique le « régime » ne passe pas dans la presse. Par contre, a dureté de la réplique donne, il me semble, le ton de l’action initiale. Comme quoi la corrosion de l’édifice présidentiel est une réalité.
Ca ne se voit pas encore, mais le système craque de partout.

 

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13 février 2008

Obama ou la révolution culturel américaine

Apres le faschiste Bush , vas t'on connaitre un de ces tournant de l' histoire que serait pour la premiere foi , l' accession a la présidence , d' un arriere petit fils d'esclave . Quel effet sur le monde cela aurrait ! Le white power en prendrait un sacré coup.Je serais currieux d'observé sa politique économique , sachant qu'il est un ancien travailleur social et qu'il semble avoir une " vrai " sensibilité pour son prochain dans la désérance . Quand a sa politique extérieur , il a déja afirmé qu'il retirait l' amérique du bourbié irakien et discuterait avec l 'Iran et la Syrie . Toute ses inclinations positives ne sont 'elle que de la poudre au yeux et ne résisterons pas le temps d' une éléction face a la puissance du  milataro industriel , ou bien y a t'il une vrai révoluton des esprits outre atlantique 

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Mélenchon

Un peu lourd en ce qui concerne la formulation (je serais pas étonnée que le mec ait fait l'éna, on sent une empreinte "langue de bois", une espèce de sinuosité dans le cheminement des idées), la réponse de Mélenchon (sénateur PS) au discours de Latran (prononcé par naboléon lors de sa remise de médaille de chamoine d'horreur) est retranscrite sur réseau voltaire : partie 1 et partie 2.
La partie 1, c'est comment le nain réalise la victimisation des religieux au cours de l'histoire (les lumières, 1905...), et reconnait leur rôle structurant dans l'élaboration de la morale et des sociétés. C'est la démonstration de comment on peut s'y prendre pour retourner le ressenti d'une population par rapport à une institution. D'un ressenti négatifs (des coincés d'un autre age) on peut aisément passer à un ressenti positif (les pauvres, avec tout ce qu'ils nous apportés...).
La partie 2, c'est comment le nain s'y prend pour boucher les lacunes dont notre système émotionnel peut souffrir (trop d'individualisme, trop de mercantilime) avec la nécessité de la religion (aimez vous mes frères) alors que c'est le système économique qui est la cause des principales souffrances existentielles (il faut des objectifs pour vivre dans le système).
Ca m'étonnerait pas que ça marche...

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07 février 2008

vive les vieux

sarkoplanalzheimerfz0

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Le hérisson

hahaha
c'est le moment de serrer les fesses pour les RG qui commencent a comprendre qu'à force d'emmerder à peu près tout le monde, on génère une
forme de résistance d'un nouvelle ordre, plus diffuse, qui émane du corps social dans son ensemble...Quelque chose de pas vraiment clairement identifiable comme les habituelles organisations de gauche, pas avec une liste d'adhérents bien identifiée. Le web a permis l'essort de ces révoltes spontanées et individuelles, il permet a qui le veut bien de s'unir ponctuellement a des inconnus pour un même objectif.
Là ou je rigole encore plus, c'est que le site rue89 (regroupement d'anciens de libération) est un de ces sites comme bellaciao
a tendance de gauche (plus ou moins), calés et soutenus par des organisations de gauche, et la conclusion de l'article sur "l'extrème gauche autonome" c'est (je cite en bleu) :

Il est une dernière question qu’on peut de poser, à la lecture de certains textes de cette mouvance: anarchiste, l’est-elle vraiment? Certains passages en effet, ont des réminiscences curieuses. L’utilisation du concept d’Occident par l’AG en lutte, par exemple, pour décrire l’Europe et l’Amérique, n’a pas grand-chose de libertaire. Et pour conclure, lisons les phrases suivantes:

"Qui grandit encore là où il est né? Qui habite là où il a grandi? Qui travaille là où il habite? Qui vit là où vivaient ses ancêtres? Et de qui sont-ils, les enfants de cette époque, de la télé ou de leurs parents?

"La vérité, c'est que nous avons été arrachés en masse à toute appartenance, que nous ne sommes plus de nulle part, et qu'il résulte de cela, en même temps qu'une inédite disposition au tourisme, une indéniable souffrance."

C’est un extrait de "L’Insurrection qui vient" (pp.19-20). Et cela sent bigrement le "retour aux racines", voire "la terre et les morts", thèmes chers à l'écrivain d'extrême-droite Maurice Barrès.

La conclusion de cet article donc témoigne nettement d'une certaine défiance de son auteur envers ces gens bizarres qui refusent de rentrer dans le rang de la gauche. Faire l'amalgame entre les internautes qui fréquentent indymédia et ceux qui font du "maurice barrès" c'est méconnaitre le concept même de résistance.

Bon relisons baudrillard, ça fait toujours du bien, moi je me réjouis de voir le hérisson sortir ses piques (ou la croute du volcan qui se craquèle, chacun ses images) toujours à l'endroit ou on l'attend pas..

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19 décembre 2007

Naboléon, l'homme qui a colonisé la presse

grostitre



Vous avez vu ça ?
C'est incroyable.....

C'est tellement énorme que je le poste ici, histoire qu'on rigole dans deux - trois ans !

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06 décembre 2007

Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy

Plusieurs écrivains africains se joignent à Raharimanana pour répondre au président français.

Vous étiez venu dites-vous à Dakar nous parler - nous les Africains - avec franchise et sincérité, vous étiez donc venu avec tout le fond de votre pensée, car c’est ainsi je crois, qu’on qualifie la franchise et la sincérité, un échange sans fard et sans arrière-pensée. Nous prenons donc acte de la conception que vous avez de ce continent et de ses habitants. Vous étiez venu dites-vous pour nous assurer que la France s’associera à nous si nous voulons la liberté, la justice et le droit, mais permettez-moi d’être franc et sincère également.

Au lendemain de votre discours, que faisiez-vous donc avec Omar Bongo, quarante ans de règne dans la dictature, un doyen dites-vous, et quel doyen dans la corruption et l’aliénation de son pays ! De quelle liberté, de quelle justice, de quel droit parlez-vous ? Je n’ose même pas vous poser la question concernant votre sourire à cet autre grand dictateur africain : Muammar al-Kadhafi ! Que dire du don nucléaire que vous lui promettiez ? Il serait maintenant fréquentable ? Sincèrement ? Mais soit… Nous les Africains manquons un peu de raison et ne comprenons pas ces subtilités qui nous éloignent de la nature et de l’ordre immuable des saisons. Vous étiez donc venu — vidi vici (j'ai vu, j'ai vaincu) complétera l’autre, regarder en face notre histoire commune. Fort bien ! Votre posture tombe à propos pour une génération d’Africains et de Français avides de comprendre enfin ces drames continuels frappant l’Afrique.

Il nous reste simplement à tomber d’accord pour définir le sens de ce mot 'histoire'. Car quand vous dites que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire, vous avez tort. Nous étions au cœur de l’histoire quand l’esclavage a changé la face du monde. Nous étions au cœur de l’histoire quand l’Europe s’est partagée notre continent. Nous étions au cœur de l’histoire quand la colonisation a dessiné la configuration actuelle du monde. Le monde moderne doit tout au sort de l’Afrique, et quand je dis monde moderne, je n’en exclus pas l’homme africain que vous semblez reléguer dans les traditions et je ne sais quel autre mythe et contemplation béate de la nature. Qu’entendez-vous par histoire ? N’y comptent que ceux qui y sont entrés comme vainqueurs ? Laissez-nous vous raconter un peu cette histoire que vous semblez fort mal connaître. Nos pères, par leurs luttes sont entrés dans l’histoire en résistant à l’esclavage, nos pères par leurs révoltes, ont contraint les pays esclavagistes à ratifier l’abolition de l’esclavage, nos pères par leurs insurrections - connaissez-vous Sétif 1945, connaissez-vous Madagascar 1947 ? ont poussé les pays colonialistes à abandonner la colonisation. Et nous qui luttions depuis les indépendances contre ces dictateurs soutenus entre autres par la France et ses grandes entreprises - le groupe de votre ami si généreux au large de Malte par exemple, ou la compagnie Elf. Savez-vous au moins combien de jeunes Africains sont tombés dans les manifestations, les grèves et les soulèvements depuis cette quarantaine d’années de dictature et d’atteinte aux droits de l’homme ? Fait-on partie de l’histoire quand on tombe dans un coin de rue d’Andavamamba, les bottes des militaires foulant votre corps et vous livrant aux chiens ? Croyez-vous vraiment que jamais l’homme (africain) ne s’élance vers l’avenir, jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin ? Jamais dites-vous ? Devons-nous l’interpréter comme ignorance, comme cynisme, comme mépris ? Ou alors, comme ces colonisateurs de bonne foi, vous vous exprimez en croyant exposer un bien qui serait finalement un mal pour nous. Seriez-vous aveugle ? Dans ce cas, vous devriez sincèrement reprendre la copie nous concernant.

Vous avez tort de mettre sur le même pied d’égalité la responsabilité des Africains et les crimes de l’esclavage et de la colonisation, car s’il y avait des complices de notre côté, ils ne sont que les émanations de ces entreprises totalitaires initiées par l’Europe, depuis quand les systèmes totalitaires n’ont-ils pas leurs collaborateurs locaux ? Car oui, l’esclavage et la colonisation sont des systèmes totalitaires, et vous avez tort de tenter de les justifier en évoquant nos responsabilités et ce bon côté de la colonisation. Mais tout comme vous sûrement, nous reconnaissons qu’il y a eu des «justes». Or vous savez fort bien que les justes n’excusent pas le totalitarisme. Vous avez tort de penser que les dictateurs sont de nos faits. Foccart vous dit peut-être quelque chose ? Et les jeux des grandes puissances - dont la France évidemment, qui font et défont les régimes ? Paranoïa de notre part ? Oui, nous devons résister, et nous résistons déjà, mais la France est-elle franchement de notre côté ? Qui a oublié le Rwanda ?

Vous appelez à une «renaissance africaine», venez d’abord parler à vos véritables interlocuteurs, de ceux qui veulent sincèrement et franchement cette renaissance, nous la jeunesse africaine, savons qu’ils ne se nomment pas Omar Bongo, Muammar al-Kadhafi, Denis Sassou Nguesso, Ravalomanana ou bien d’autres chefs d’État autoproclamés démocrates. Nous vous invitons au débat, nous vous invitons à l’échange. Par cette lettre ouverte, nous vous prenons au mot, cessez donc de côtoyer les fossoyeurs de nos espérances et venez parler avec nous. Quant à l’Eurafrique, en avez-vous parlé à Angela ?

Raharimanana et les écrivains Boubacar Boris Diop (Sénégal), Abderrahman Beggar (Maroc, Canada), Patrice Nganang (Cameroun, Etats-Unis) Koulsy Lamko (Tchad), Kangni Alem (université de Lomé), et l’éditrice Jutta Hepke (Vents d’ailleurs).

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04 décembre 2007

La visite de Sarkozy

Vue d'Algérie, "La visite de Sarkozy" (El Watan) :          

La dignité inégale des mémoires          

La visite de Sarkozy semble creuser un schisme au cœur et au sommet de l’Etat, le président de la République désavoua sans ménagement son ministre des Moudjahidine, qui n’est pas seulement le chef d’un département ministériel, mais le représentant d’une grande force historico-politique dans le système algérien.                    

Nous ne sommes pas ici devant un cas d’indiscipline gouvernementale, le problème est d’une autre envergure. Et puis après tout, le ministre des Moudjahidine n’a fait que reprendre ce que d’autres ont dit par ailleurs : Sarkozy doit son ascension au lobby juif ; qu’y a-t-il d’antisémite à relever le nom d’un lobby qui a porté quelqu’un au pouvoir ? Tout comme d’autres centres d’intérêt ont porté les leurs. Les auteurs de cette cabale oublieraient-ils que nous sommes des sémites. En outre, qu’est-ce qui prédisposait ce juif hongrois, sans compétence ni envergure particulières, à gravir les échelons les plus élevés de l’Etat français, si ce n’est un lobby puissant ? Enfin, revenons à notre pays. La visite de Sarkozy, ou d’un président français (et la nuance est de taille) mérite-t-elle autant de divergences. Sarkozy a eu des excuses officielles du sommet de l’Etat pour une déclaration somme toute ordinaire d’un ministre qui aurait pu faire l’objet d’une simple mise au point ou clarification. Nicolas Sarkozy a eu droit à des excuses pour une petite histoire. II avait pourtant déclaré lors de sa dernière visite qu’il refusait toute excuse pour toute l’Histoire (la grande, celle-là). Nicolas Sarkozy déclara à qui voulait ou ne voulait pas l’entendre qu’il n’était pas venu pour s’excuser. Il assumait ainsi pleinement le génocide algérien en récusant le devoir de repentance au nom d’un devoir de mémoire. Il reprenait à sa façon la plus sinistre des lois mémorielles, celle du 23 février 2005. De même, il ajouta qu’il ne saurait demander à Abdelaziz Bouteflika de renier son passé, tout comme il n’était pas prêt à renier le sien. Voilà une égalité parfaite entre le coupable et la victime ; une identité de traitement entre un combat libérateur et une agression barbare. Sarkozy doit oublier que la dignité des mémoires est inégale, que les passés ne s’égalent pas, sauf pour les peuples sans passé. Et en cela, Sarkozy est un nouvel arrivant, un président sans passé avec un background relativement banal. C’est, d’ailleurs, pour cette raison qu’il veut, ces derniers temps, révolutionner le système politique français en voulant être un président qui gouverne, alors que le président français arbitre ; en voulant entrer à l’Assemblée, espace prohibé pour le président français, au nom de la séparation des pouvoirs. En inscrivant des projets aussi hérétiques, bousculant des principes aussi ancrés dans un système séculaire, Sarkozy veut se faire une place dans l’histoire, une place qu’il n’a pas. Pour expliquer certaines choses, les psychanalystes doivent venir au secours des politiques. Revenons à nos mémoires. Voilà un anoblissement, par Sarkozy, en la plaçant au même niveau moral qu’une révolution légitime, l’une des guerres les plus criminelles qui a usé de procédés les plus odieux, les plus barbares et les plus lâches. Les deux protagonistes d’un combat inégal, l’agresseur et l’agressé, le coupable et la victime se trouvent prétendant à une même fierté. Entre l’Algérie et la France, il n’a jamais été question, ni d’un côté ni de l’autre, d’oublier ou de renier, et en cela Sarkozy est en retard d’une notion, en décalage d’un concept, mais de reconnaître et de demander pardon. Et ça, Sarkozy ne veut pas le faire ; il est venu le dire chez ce peuple meurtri et sur cette terre brûlée par les siens. Il faut dire qu’il faut avoir une sacrée dose de culot politique et historique pour venir dire ça ici et maintenant, à quelques encablures de la fête de l’Indépendance. ça a été à mes yeux une même indélicatesse que découvrit Le Pen chez un Hongrois qui prétendit à être président des Français. Il faut aussi une sacrée dose d’inconséquence pour refuser toute repentance du génocide algérien et conditionner l’Européanité de la Turquie par la reconnaissance du génocide arménien. Il faut encore une sacrée dose de populisme pour dire qu’être ami exonère du besoin de l’écrire et avancer l’inutilité d’un traité qu’on n’a pas pu parapher. En matière de culot, de populisme et de démagogie, Sarkozy a fait ses preuves. Etre hongrois et président des Français, monter par la droite et ratisser à gauche. Quelque chose manquait à Sarkozy hier pour être chef d’Etat. Il faut reconnaître, à sa décharge, que son défaut de grandeur résulte du fait qu’il succéda à un grand des grands. La nervosité, la trituration des doigts, les grimaces face au soleil, toute une façon d’être qu’on ressent en portant un habit qui vous va mal. Beaucoup de malaise et un manque de pondération. Sarkozy souffre d’un déficit de hauteur et de profondeur de vue. L’allure physique d’un tribun mal inspiré convient mal à une si haute fonction. Mais là est un autre problème. Il y a quelques années, souvenir , souvenir ! J’étais alors jeune lycéen, Valery Giscard d’Estaing effectuait la première visite d’un chef d’Etat français dans une Algérie indépendante, ambitieuse et sûre d’elle. A notre sortie du lycée pour participer à l’accueil, nous reçûmes les exhortations de notre surveillant général qui nous dicta les mots d’ordre : « Vive l’Algérie, Vive Boumediène, Bienvenue à Giscard ». « Sans plus », nous précisa-t-il, pas de « Vive la France », sous-entendait-il, et avions- nous entendu ? Cette rencontre est encore dans ma mémoire. A la descente d’avion,VGE a été reçu par le président Boumediène. Une poignée de main froide, celle de l’Etat, un monstre froid ; un pragmatisme politique amer, apparent, sans plus Un regard fier et lointain. Pas d’accolade ni d’embrassade ; pas de manifestation, sans excès d’état d’âme. Giscard commença son discours : « Le but de ma visite n’est pas d’effacer le passé, et où le passé s’est-il jamais effacé, mais de reconnaître le présent et de préparer l’avenir. » En filigrane, la reconnaissance d’un passé ineffaçable et une profonde et indicible culpabilité. VGE évoqua le passé comme pour s’excuser. Sarkozy déclara ne pas s’excuser. Le président Boumediène répondit : « Une page est tournée, mais non effacée. Nous jugerons sur les actes et seulement sur les actes. » L’oubli entre nos deux pays est déjà oublié officiellement et depuis longtemps. Lamentable reculade faite en trois décennies. Sarkozy n’a pas d’histoire, et quiconque n’a pas résisté, ne respecte pas la résistance. Nous sommes trente ans après, les mêmes principes reviennent avec un changement de forme. L’Algérie ne s’exprima pas (sauf erreur de ma part). Ce silence ne s’explique-t-il que par la maladie et la fatigue du président algérien ? Une maladresse française. Le refus des excuses d’une part et le rejet ou la renonciation au traité. A quoi sert un traité d’amitié ?
            - « Quand on est amis, on n’a pas besoin d’un traité. » (dixit Nicolas Sarkozy). Piètre argument démagogique car le président, en refusant des excuses, rejetait ce qui, pour l’Algérie, est une condition rédhibitoire. Sarkozy est novice et nouveau en politique. Il ignore une règle cardinale : les discours protocolaires évitent les sujets qui fâchent. L’amitié n’a pas besoin de traité et l’Algérie, l’historique, la vraie, n’a pas besoin d’amitié. Tous les peuples ont droit à leur mémoire mais la dignité des mémoires est inégale. Celle des coupables, des criminels, des colonisateurs ne vaut pas celle des résistants et des révolutionnaires

         

            L’auteur est avocat          

         

            Nasr-Eddine Lezzar          

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25 octobre 2007

SARKOZY LE VRP

Nouvelobs du jour : Faisant allusion à la préférence du Maroc pour les F16 américains au détriment de l'avion de combat français Rafale, Nicolas Sarkozy a affirmé: "je préfère que le Maroc achètent des avions français plutôt qu'américains, mais quand eux arrivent à donner leurs avions, je me dis 'je vais regarder comment ils ont fait, et la prochaine fois, ils ne le referont pas', plutôt que leur en vouloir".

j'ose à peine y croire...

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